Interview d’expert – Stephane Raquin

Sep 09, 2019
Floriane RENOU

Les métiers de l’industrie sont nombreux, et tous relèvent d’une certaine expertise. Aujourd’hui nous rencontrons Stéphane, notre responsable business développement et responsable accompagnement recherche & développement des start-up. Il travaille au sein de la structure lyonnaise. Découvrez avec nous un métier à la fois riche et complexe.  

 

Portrait Stephane RaquinEn quoi consiste ton poste ?

Côté Business développement, j’identifie les start-up (prospection) et concrétise leurs projets d’industrialisation. 

Côté R&D, j’accompagne sur la facette développement des start-up. J’interviens sur la conception, l’analyse des risques, les essaies de mise au point et sur une partie chiffrage et structure du produits. Je dois “dérisquer” au maximum le projet sur la phase de fin de R&D.  

 
Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel 

J’ai toujours été passionné par les systèmes de déplacements motorisés, roulant ou volant. Je n’avais pas de métier en tête mais je savais dans quel secteur je voulais m’orienter : le secteur de l’automobile, du moteur, de la compétition.  

J’ai fait un BTS Conception et Réalisation de carrosserie puis j’ai continué avec une formation qualifiante chef de projet innovation. J’ai commencé chez Mygale. Je travaillais dans une écurie de formule Renault et de formule Ford. J’intervenais en bureau d’étude et sur une partie stockage des pièces. J’ai travaillé ensuite chez Renault Trucks. C’est d’ailleurs le seul endroit où j’ai mis en pratique ma spécialisation en carrosserie. Je suis arrivé chez EFI Automotive en 1998. Ça a été ma porte d’entrée pour l’aventure Axandus 

 

Décris-nous tes premiers jours chez Axandus.  

Il faut savoir que je suis arrivé chez Axandus à sa création en 2014. Je fais partie de ceux qui se sont occupés du projet. J’ai d’abord travaillé avec Jacques Noulette, expert industrialisation, puis Gilles Batton, expert achats internationaux, s’est joint à nous. Nous avons été identifiés comme capables de relever ce défi. Avec l’aide et le soutien de toute l’équipe, nous avons pu créer un accélérateur industriel. C’était passionnant. Nous sommes tous des profils atypiques experts dans notre domaine. En plus de cet aspect technique, un réel sentiment d’appartenance est né. Axandus c’est une équipe. On se connait tous. On a tous rapidement trouvé nos marques.  

 

Y-a-t-il une journée type ?    

Pas de journée type, c’est la particularité de mon métier. Il y a cet aspect imprévisible. Il faut toujours gérer les aléas de la journée. C’est aussi important de s’adapter au rythme des start-up. On peut difficilement planifier notre travail au mois. Il peut toujours y avoir des imprévus, c’est ce qui est passionnant.  

 

Qu’est-ce-qui est le plus difficile dans ton métier ?  

Gérer l’urgence. Le profil doit être capable de gérer le multi-projets. Il doit réagir et répondre rapidement. Il doit contenter au mieux le client. Cette facette relation client est essentielle 

 

Es-tu souvent en déplacement ? 

Cela dépend des périodes. En général, je passe un quart de mon temps en déplacement et trois quarts au bureau. En fonction des mois, ça peut se transformer quasiment en mi-temps. Les déplacements comprennent majoritairement les rendez-vous clients. Ils peuvent aussi être dans le cadre de nos comités de pilotage. On se réunit pour échanger sur les grands sujets du mois.   

 

Le travail d’équipe est-il important ?  

Il est vital. Je fais souvent un paradoxe avec l’armée. Nous sommes une unité spécialisée. Nous avons cet esprit d’équipe, on compte les uns sur les autres.. Plus que collègues, nous sommes aussi amis. Cela fait plus de quinze ans que nous travaillons ensemble. Il y a parfois des tensions dans les équipes. Il faut les surmonter. Nous devons prendre soins les uns des autres.  

 
Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier ?  

Il faut éviter les certitudes et être le plus pragmatique possible. Il faut être créatif, ouvert d’esprit. Le profil doit savoir se remettre en question. Il doit avoir le sens du relationnel et de l’organisation. On peut aussi parler de clairvoyance. Notre but est d’éviter les risques et d’être rationnel, puisque les projets sont souvent des projets à risques. Enfin, je dirais qu’il faut savoir travailler sous pression 

 

As-tu des conseils à donner à celles et ceux qui voudraient faire ce métier  

Il ne faut pas hésiter à se lancer. C’est le monde d’aujourd’hui. C’est une belle façon de travailler. On donne beaucoup de sens à l’emploi. La relation humaine est au cœur du métier. On évolue dans un environnement sincère que ce soit en interne ou avec les clients.